Jeux érotiques en couple : 12 jeux sensuels à faire à deux, avec leur déroulé
Douze jeux érotiques à faire à deux, sans score ni perdant : massage en trois tours, lampe torche, baiser au chocolat… Avec matériel, durée et déroulé.

Vous faites l'amour dans le noir, en un quart d'heure, dans un ordre que vous connaissez tous les deux par cœur, une oreille tendue vers le couloir. Ça marche, et c'est bien le problème : ça marche si bien que plus rien ne vous y surprend.
Un jeu érotique sert précisément à casser cet ordre-là, sans rien exiger de spectaculaire. Encore faut-il qu'on vous explique comment y jouer. « Bandez-lui les yeux », « offrez-lui un massage », « prenez votre temps » : la plupart des listes s'arrêtent là, et un conseil qui tient en quatre mots ne survit pas à un mardi soir. Ce qui manque, c'est le déroulé : qui commence, ce qui est permis, ce qui ne l'est pas, et à quel moment ça s'arrête.
Voici donc douze jeux érotiques à faire à deux, rangés par sens : le toucher, le regard, la voix, le goût et l'odeur, puis la lenteur. Aucun n'a de score ni de perdant. Chacun a son matériel, sa durée et son déroulé complet, et presque tous se jouent avec ce qui se trouve déjà chez vous. Vous trouverez à la fin un tableau pour choisir selon la soirée qui s'annonce, et les réponses aux questions qu'on se pose avant de s'y mettre.
Qu'est-ce qu'un jeu érotique ? Une contrainte, deux rôles, une durée
Un jeu érotique n'est pas un jeu où l'on gagne. C'est une règle simple qui vous oblige à faire autrement que d'habitude, pendant un temps donné. Trois choses le tiennent debout, et vous les retrouverez dans les douze jeux de cette page.
- Une contrainte : les mains interdites, sept mots autorisés et pas un de plus, la lumière éteinte sauf sur un rond de peau. C'est elle qui fait le travail. Retirez-la, et il reste une caresse comme les autres, donnée comme vous la donnez depuis dix ans.
- Deux rôles : l'un donne, l'autre reçoit, puis on inverse. Celui qui reçoit n'a rien à rendre pendant son tour, et c'est souvent ce qu'on a le plus de mal à accepter, parce qu'on a pris l'habitude de tout faire en même temps.
- Une durée : un minuteur, une chanson, le temps qu'un carré de chocolat fonde. Savoir quand ça s'arrête est ce qui permet de se laisser faire sans se demander combien de temps il faut encore tenir.
C'est ce qui les sépare des jeux à score, où des dés tirent une consigne et où le perdant retire un vêtement. Ceux-là font rire et vont vite, et ils ont leur propre page, avec quinze jeux sexuels en couple et leurs règles complètes. Ici, on ralentit.
Avant de commencer : trois réglages qui prennent deux minutes
Rien de solennel ici. Ce sont trois choses à régler avant le premier jeu, parce qu'elles se règlent très mal une fois qu'il a commencé.
- Le téléphone : il sert de minuteur, de lampe et d'enceinte dans plusieurs de ces jeux. Passez-le en mode avion avant de commencer, sinon c'est le groupe des parents d'élèves qui donnera le tempo.
- Celui qui donne en premier : c'est celui des deux qui a proposé le jeu. Commencer par donner fait de la proposition un cadeau, alors que commencer par recevoir en fait une demande.
- Le mot qui arrête tout : plusieurs jeux interdisent à celui qui reçoit de bouger, de toucher ou de parler. Choisissez ensemble un mot de sécurité qui n'a rien à faire dans une chambre, « radiateur » ou « ananas », et qui met fin au jeu dès qu'il est prononcé, sans explication.
Le toucher : trois jeux sensuels pour retrouver la peau de l'autre
Au bout de quelques années, les mains vont droit là où ça marche et ne passent plus ailleurs. Ces trois jeux les obligent à faire le tour.
1. Le massage en trois tours : le dos, le devant, puis le sexe
Matériel : une huile de massage ou, à défaut, l'huile d'amande douce ou de coco de la salle de bains, une grande serviette étalée sur le lit, et le minuteur du téléphone. Durée : une demi-heure.
Le massage est le jeu érotique que tout le monde cite et que personne n'explique. Voici une version en trois tours, où c'est le minuteur qui décide du passage de l'un à l'autre, jamais l'envie de celui qui masse.
- Premier tour, dix minutes. Celui qui reçoit est allongé sur le ventre. Vous massez tout l'arrière du corps, de la nuque aux talons, à pleines paumes, fesses comprises, sans jamais passer entre les cuisses.
- Deuxième tour, dix minutes. Il se retourne. Vous massez le devant : les épaules, les seins ou le torse, le ventre, puis l'intérieur des cuisses en remontant aussi haut que vous voulez. Le sexe se contourne, d'aussi près que vous l'osez.
- Troisième tour, sans minuteur. Vous massez le sexe, à la main, avec autant d'huile et à la même vitesse que tout le reste. Ce tour dure jusqu'à ce que celui qui reçoit jouisse, ou jusqu'à ce qu'il demande autre chose.
Deux règles font de ce massage un jeu. Celui qui reçoit ne rend rien : ni caresse, ni baiser, et ses bras restent le long du corps pendant les trois tours. Et il n'y a pas de revanche le soir même. Un massage qu'il faut rendre dans la foulée cesse d'être un cadeau pour devenir une dette, et celui qui reçoit passe sa demi-heure à compter ce qu'il doit. La revanche se joue un autre soir de la semaine.
Un détail pratique pour finir : l'huile fragilise les préservatifs en latex. Si vous en utilisez, remplacez-la par un lubrifiant à base d'eau au troisième tour.
2. Les mots écrits sur la peau : demander sans rien dire
Matériel : rien, ou un pinceau de maquillage si vous en avez un. Durée : un quart d'heure.
Vous y avez joué enfant, dans le dos d'un camarade de classe. La version adulte garde le principe et change les mots. Celui qui reçoit s'allonge sur le ventre, torse nu, les yeux fermés. L'autre écrit sur son dos, du bout de l'index, en majuscules et une lettre à la fois, deux mots : un geste, puis un endroit. « EMBRASSER », puis « NUQUE ». « MORDRE », puis « ÉPAULE ». « LÉCHER », puis « SEINS ».
Si les deux mots sont lus à voix haute sans erreur, celui qui les a écrits le fait à l'autre pendant une minute. S'il y a une erreur, elle n'est pas punie : on réécrit les mêmes mots un cran plus bas. Du dos on passe aux reins, des reins aux fesses, des fesses à l'arrière des cuisses. Trois messages chacun, puis on inverse, et vous comprendrez vite qu'on a parfois intérêt à mal lire.
Ce jeu a deux effets que vous ne verrez pas venir. D'abord, le dos lit mal : pour déchiffrer une lettre, il faut y mettre toute son attention, et dix minutes passées à ne penser qu'au bout d'un doigt suffisent à vous sortir de votre journée. Ensuite, écrire une envie est beaucoup plus facile que la prononcer. Au troisième message, on trace en général ce qu'on n'aurait jamais dit.
3. La douche à sens unique : l'un lave, l'autre ne fait rien
Matériel : la douche, un gel douche, deux serviettes. Durée : dix à quinze minutes.
C'est le jeu des soirs de semaine, pour une raison très simple : la salle de bains est souvent la seule pièce de la maison dont la porte ferme à clé, et le bruit de l'eau couvre tout le reste.
Vous entrez ensemble sous la douche. L'un lave, l'autre pose les mains à plat contre le carrelage et n'a plus le droit de rien faire : ni aider, ni se tourner de lui-même, ni toucher. Celui qui lave procède dans l'ordre et ne saute rien : les épaules et le dos, les bras, la poitrine et le ventre, les jambes en remontant depuis les chevilles, et le sexe en dernier, à la main. Rincez-vous les mains avant d'y arriver, le gel douche pique. Le jeu ne s'arrête pas quand l'eau s'arrête : celui qui a lavé sèche l'autre avec la serviette, aussi lentement qu'il l'a savonné.
On inverse aussitôt si le ballon d'eau chaude suit, ou le lendemain. Ce jeu ne vous prend aucun temps que vous n'ayez pas : cette douche, vous l'auriez prise de toute façon, chacun de votre côté.
Le regard : deux jeux pour ceux qui éteignent toujours la lumière
Beaucoup de couples ne se sont pas regardés nus en pleine lumière depuis des années, sauf en coup de vent entre la douche et l'armoire. Ces deux jeux remettent le regard au centre, le premier dans le noir, le second lampe allumée.
4. La lampe torche : là où tombe la lumière, la bouche suit
Matériel : la lampe du téléphone, et une chambre dans le noir complet, volets fermés. Durée : cinq minutes chacun, deux fois.
Vous commencez en sous-vêtements, dans le noir, et plus personne ne parle : la lumière est la seule consigne du jeu.
- Premier passage : celui qui tient la lampe éclaire le corps de l'autre. Tout ce qui est éclairé doit se découvrir, et rester dans la lumière aussi longtemps qu'elle y reste. Au bout de cinq minutes, le téléphone change de main.
- Second passage : celui qui tient la lampe la tourne vers son propre corps. Là où tombe la lumière, la bouche de l'autre suit, et elle y reste tant que le faisceau ne bouge pas. Quand il se déplace, elle se déplace avec lui.
Une seule interdiction : le visage, parce qu'une lampe de téléphone éblouit et que le jeu s'arrête net. Si elle vous paraît trop crue sur la peau, un mouchoir en papier plié en deux et tenu par un élastique suffit à l'adoucir.
Ce jeu convient à ceux que la pleine lumière intimide. Dans le noir, on ne voit jamais qu'un rond de peau de la taille d'une assiette, et c'est celui qui tient la lampe qui choisit lequel. Au second passage, il demande exactement ce qu'il veut sans prononcer un mot, ce qui est souvent plus simple que de le dire.
5. Assis sur vos mains : regarder l'autre sans le toucher
Matériel : une chaise au pied du lit, la lampe de chevet allumée, deux chansons et le minuteur du téléphone. Durée : vingt minutes.
Le spectateur s'assoit sur ses mains, au sens propre, les paumes glissées sous les cuisses, et il n'en bouge plus. La règle a l'air d'un détail, et elle fait pourtant tout le jeu : une interdiction qu'on sent dans ses poignets est autrement plus efficace qu'une interdiction qu'on se contente de respecter.
La première manche dure une chanson. L'autre se déshabille devant la chaise, assez près pour être touché si les mains étaient libres. Puis vous échangez les places, pour une deuxième chanson. La seconde manche dure cinq minutes au minuteur : l'autre s'allonge sur le lit, face à la chaise, et se masturbe comme il le fait quand il est seul, avec les mêmes gestes et au même rythme, sans chercher à en faire un spectacle. Le spectateur regarde où il veut et se tait. Vous échangez encore, et à la seconde sonnerie les mains sont libres.
Celui qui a proposé le jeu passe le premier à chaque manche, parce qu'on ne demande pas à l'autre ce qu'on n'a pas fait soi-même. Vous y gagnerez autre chose que de la tension. Regarder quelqu'un se masturber, c'est apprendre l'endroit exact, la pression et la vitesse qui lui conviennent, avec une précision qu'aucune explication n'atteint. C'est une information que l'on n'a pas toujours, même après quinze ans.
La voix : deux jeux qui se jouent à voix basse
On fait l'amour en silence quand les enfants dorment de l'autre côté de la cloison, et le silence finit par devenir une habitude. Ces deux jeux se jouent en chuchotant, ce qui règle la question de la cloison.
6. Les sept mots : guider l'autre sans faire une phrase
Matériel : rien. Durée : dix minutes chacun.
Celui qui reçoit s'allonge et ferme les yeux. L'autre commence où il veut, avec la main ou avec la bouche. À partir de là, celui qui reçoit n'a le droit de prononcer que sept mots, et aucun autre : « haut », « bas », « fort », « doux », « vite », « lent » et « là ».
Les six premiers corrigent. Celui qui donne obéit aussitôt, d'un cran seulement, et attend le mot suivant. Le septième veut dire « ne change plus rien », et il vaut jusqu'à nouvel ordre. Celui qui donne, lui, n'a droit à aucun mot du tout : aucun commentaire, et surtout pas « ça te plaît ? », la question qui oblige l'autre à sortir de ce qu'il ressent pour vous rassurer. Au bout de dix minutes, on inverse.
Dire « j'aimerais que tu ailles un peu moins vite », après dix ans, sonne comme un reproche sur les dix ans. « Lent » ne sonne comme rien du tout : c'est une syllabe, à peine un souffle, et elle fait partie du jeu. Toute la différence est là, et rien ne vous empêche de garder ces sept mots ensuite, les soirs où vous ne jouez à rien.
Si vous découvrez au passage que diriger vous plaît, la suite a son propre mode d'emploi dans notre article sur les jeux de domination et de soumission en couple.
7. Le souvenir chuchoté : raconter une fois que vous n'avez pas oubliée
Matériel : rien, sinon une chambre dans le noir. Durée : un quart d'heure.
Vous avez sur les couples récents un avantage dont vous ne vous servez jamais : des années de souvenirs communs, que vous n'avez jamais comparés. Allongés dans le noir, la bouche contre l'oreille de l'autre, vous racontez à tour de rôle une fois où vous avez fait l'amour ensemble et dont vous vous souvenez. Chaque récit dure deux ou trois minutes et doit contenir trois choses : l'endroit, un détail que l'autre a peut-être oublié, et l'instant précis qui vous est resté.
Celui qui écoute a les mains libres. Il n'a pas le droit d'interrompre, encore moins de corriger : « non, c'était à Biarritz » met fin au jeu plus sûrement qu'une porte qui s'ouvre. Celui qui raconte doit aller au bout de son souvenir, quoi que fassent les mains de l'autre.
Si le premier souvenir ne vient pas, partez de l'une de ces phrases :
- « La fois où on a failli se faire surprendre. »
- « La première fois chez toi. »
- « La fois où c'est toi qui as commencé. »
- « Une fois en vacances, loin de la maison. »
- « La fois dont tu ne sais pas que je me souviens. »
Au troisième tour, la règle change : chacun raconte, de la même façon et avec les mêmes trois détails, une fois qui n'a pas encore eu lieu. Formulée comme un souvenir, une envie se dit beaucoup plus facilement que sous la forme d'une demande.
Le goût et l'odeur : trois jeux qui passent par la bouche et le nez
Ce sont les deux sens qu'on oublie au lit, et les plus faciles à réveiller avec ce qu'il y a dans la cuisine et sur l'étagère de la salle de bains.
8. Le baiser au chocolat : s'embrasser le temps qu'un carré fonde
Matériel : une tablette de chocolat noir. Durée : trois carrés, soit dix à quinze minutes.
Quand vous êtes-vous embrassés pour la dernière fois plus de dix secondes d'affilée ? Ce jeu remet le baiser à sa place, avec un minuteur sur lequel on ne peut pas tricher. L'un de vous pose un carré de chocolat sur sa langue, et vous vous embrassez. Le carré passe d'une bouche à l'autre, personne ne croque, et le baiser ne s'arrête que lorsqu'il n'en reste rien. Comptez quelques minutes par carré, davantage si la tablette est épaisse.
Chaque carré déplace la limite des mains. Pendant le premier, elles restent au-dessus des épaules : le visage, la nuque, les cheveux. Pendant le deuxième, elles descendent jusqu'à la taille, et passent sous les vêtements si elles veulent. Pendant le troisième, elles vont où elles veulent. Si vous n'aimez pas le chocolat noir, un glaçon fait le même travail, en plus froid et en plus court.
9. La goutte de parfum : la retrouver les yeux fermés
Matériel : votre parfum habituel, et un foulard si vous préférez bander les yeux. Durée : cinq minutes chacun.
Pendant que l'autre attend dans le couloir, vous déposez une goutte de parfum sur un endroit de votre corps, et surtout pas là où vous en mettez le matin. Le creux du genou, la hanche, le bas du dos, le dessous d'un sein et l'intérieur du bras font de très bonnes cachettes. Évitez le sexe et la peau fraîchement rasée : le parfum contient de l'alcool, et il brûle. Puis vous vous allongez, nu ou en sous-vêtements.
L'autre revient, ferme les yeux, croise les mains dans le dos et cherche. Il n'a droit qu'à son nez et à ses lèvres, et il doit passer partout, puisqu'il ne sait pas où chercher. Vous l'aidez comme on aide un enfant qui cherche un objet caché : « tu refroidis », « tu chauffes », « tu brûles ». Quand il a trouvé, il reste sur place une minute entière, avec la bouche, avant que les rôles s'inversent.
La variante du second tour : deux gouttes au lieu d'une. La première se trouve vite. La seconde est cachée là où vous avez envie que la recherche se termine, à l'intérieur de la cuisse ou au pli de l'aine. Personne n'a rien demandé, et tout le monde a compris.
10. Le chaud et le froid : une tasse de thé, un bol de glaçons
Matériel : une tasse de thé ou de tisane, un bol de glaçons, une serviette. Durée : dix minutes chacun.
Le thé doit être chaud sans brûler : si vous pouvez garder une gorgée en bouche sans grimacer, la température est la bonne. Celui qui reçoit s'allonge sur la serviette et ferme les yeux. Celui qui donne alterne. Il garde une gorgée de thé quelques secondes, l'avale, et pose sa bouche chaude sur la peau. Puis il tient un glaçon entre ses lèvres le même temps, le repose dans le bol, et revient avec une bouche froide, au même endroit ou ailleurs.
On commence par le cou, on descend par les seins et le ventre jusqu'à l'intérieur des cuisses, et on termine sur le sexe. Une fellation ou un cunnilingus où la bouche change de température toutes les trente secondes ne ressemble à rien de ce que vous faites d'habitude. Celui qui reçoit ne sait jamais ce qui vient. Il a droit, sur ses dix minutes, à trois demandes seulement, « chaud » ou « froid », et il apprend vite à ne pas les gaspiller.
La lenteur : deux jeux où c'est le temps qui commande
Tout ce qui précède ralentit déjà les choses. Ces deux derniers jeux ne font que cela : ils vous retirent le droit d'aller à votre vitesse.
11. Une chanson, un vêtement : six chansons pour se déshabiller
Matériel : une liste de lecture de six chansons lentes, de trois à quatre minutes chacune, et cinq vêtements sur chacun de vous. Durée : un peu plus de vingt minutes.
Composez la liste avant, et prenez de préférence des chansons que vous écoutiez l'année où vous vous êtes rencontrés. Comptez vos vêtements pour tomber juste : cinq chacun, quitte à ajouter un gilet ou à retirer vos chaussettes d'avance. Lancez la musique, posez le téléphone hors de portée et n'y touchez plus, car personne ne passe une chanson.
- La première chanson se danse, habillés, comme un slow de vos quinze ans : les mains sur les épaules et sur la taille, pas ailleurs.
- De la deuxième à la sixième, chacun retire un vêtement à l'autre aux premières notes, un seul, celui qu'il veut. Jusqu'à la fin de la chanson, les mains et la bouche n'ont le droit d'aller que sur la peau qui vient d'être découverte.
- Quand la sixième s'arrête, vous êtes nus tous les deux et le jeu est terminé. La suite ne figure pas sur la liste.
Quatre minutes passées sur une épaule, puis quatre sur un ventre : vous n'avez sans doute pas fait cela depuis vos premiers mois ensemble. La musique a un avantage sur le minuteur, c'est qu'on ne négocie pas avec une chanson, et qu'on sait toujours à peu près où elle en est.
12. Une respiration, un mouvement : faire l'amour au ralenti
Matériel : le minuteur du téléphone, réglé sur dix minutes. Durée : dix minutes, puis autant que vous voulez.
Ce jeu commence là où les autres s'arrêtent. Choisissez une position où vous vous faites face, le missionnaire, elle au-dessus, ou assis l'un sur l'autre, et lancez le minuteur au moment de la pénétration. La règle tient en une ligne : un seul va-et-vient par respiration, pas davantage.
Pendant les cinq premières minutes, c'est sa respiration à elle qui donne le tempo, et lui qui suit. Pendant les cinq suivantes, c'est l'inverse. Dès que l'un des deux accélère, l'autre pose une main à plat sur sa poitrine : vous vous arrêtez tous les deux, complètement, le temps de trois respirations, sans vous séparer, puis vous reprenez. Quand le minuteur sonne, la règle tombe et vous faites ce que vous voulez.
D'habitude, on atteint en deux minutes le rythme auquel on finira. Ici, vous passez dix minutes à une vitesse où l'on a le temps de tout sentir et de se regarder. Les arrêts de trois respirations sont de loin le meilleur moment du jeu, et vous vous surprendrez à accélérer exprès pour en provoquer un.
Quel jeu érotique choisir selon votre soirée ?
Le bon jeu dépend du temps que vous avez, de l'état dans lequel vous êtes, et de l'habitude que vous voulez déloger. Voici par où commencer.
| Votre soirée | Le jeu | Pourquoi celui-là |
|---|---|---|
| Un mardi, vingt minutes, les enfants dans la chambre d'à côté | La douche à sens unique (n° 3) | La porte ferme à clé et l'eau couvre le bruit |
| Vous ne vous embrassez plus que pour vous dire bonjour | Le baiser au chocolat (n° 8) | Trois carrés, trois vrais baisers, et rien d'autre à décider |
| Vous éteignez toujours la lumière | La lampe torche (n° 4) | On ne montre qu'un rond de peau à la fois |
| L'un de vous n'a jamais su dire ce qu'il aime | Les sept mots (n° 6) ou les mots écrits sur la peau (n° 2) | Une syllabe, ou deux mots tracés du doigt, jamais une phrase |
| L'un de vous est trop fatigué pour faire quoi que ce soit | Le massage en trois tours (n° 1) | Celui qui reçoit n'a rien à faire, et rien à rendre |
| Vous avez l'impression de ne plus vous regarder | Assis sur vos mains (n° 5) | Vingt minutes où regarder est la seule chose permise |
| Envie de retrouver ce que vous étiez au début | Le souvenir chuchoté (n° 7) | Vos meilleures nuits, racontées par l'autre |
| Les enfants chez les grands-parents, la soirée devant vous | Une chanson, un vêtement (n° 11), puis une respiration, un mouvement (n° 12) | Vingt minutes pour se déshabiller, dix pour ne pas aller trop vite |
Ce tableau règle la question du jeu, pas celle de l'arbitre. Dans les douze, l'un de vous doit relancer le minuteur, se rappeler le tour suivant et annoncer que c'est fini, et celui qui tient ce rôle n'est jamais tout à fait dans le jeu. C'est le travail que font à votre place les jeux de couple qui se jouent à deux sur un seul téléphone : la carte donne la consigne, le chronomètre tourne à l'écran quand elle est minutée, et le téléphone passe de main en main.
Vos questions sur les jeux érotiques en couple
Quelle différence entre un jeu érotique et un jeu sexuel ?
La frontière est mince, et les deux mots s'emploient souvent l'un pour l'autre. Nous faisons la distinction ainsi : un jeu sexuel a des règles et un enjeu, c'est-à-dire des dés, des cartes, un perdant qui retire un vêtement ou exécute un gage. Un jeu érotique n'a ni score ni perdant. Il repose sur une contrainte qui ralentit les choses et qui ramène l'attention sur un sens à la fois. Les deux se complètent très bien dans une même soirée : un jeu à score pour rire et se déshabiller, un jeu érotique pour la suite.
Quels jeux érotiques faire sans accessoire ?
Les mots écrits sur la peau, les sept mots, le souvenir chuchoté et une respiration, un mouvement ne demandent rien du tout, à part un téléphone pour le minuteur. La lampe torche et une chanson, un vêtement se contentent de ce même téléphone. Pour les autres, tout se trouve dans une maison ordinaire : une huile, une tablette de chocolat, un flacon de parfum, des glaçons et une tasse de thé. Vous pouvez jouer aux douze sans rien commander.
Par quel jeu érotique commencer quand on est gêné ?
Par un jeu qui se joue dans le noir ou les yeux fermés, et où l'on garde ses vêtements au début : le baiser au chocolat, le souvenir chuchoté ou la lampe torche. La gêne vient presque toujours du regard de l'autre et de la peur d'avoir l'air ridicule, et ces trois-là retirent le regard ou le réduisent à un rond de lumière. Gardez assis sur vos mains et une respiration, un mouvement pour la troisième ou la quatrième soirée. Et si même ce premier pas vous paraît trop grand, commencez par parler : une série de questions hot auxquelles on répond par oui ou par non ne demande de toucher personne.
Comment proposer un jeu érotique à son partenaire ?
En proposant un jeu précis, pour un soir précis, et en vous réservant le rôle de celui qui donne : « samedi, je te fais un massage en trois tours, tu n'as rien à faire » se refuse difficilement. Évitez de le proposer au lit, où un non devient un rejet, et évitez « on devrait essayer des trucs », qui ne propose rien. Les mots, le moment et la réponse à faire si c'est non sont détaillés dans notre article sur comment proposer un jeu coquin à son partenaire.
Que faire si l'un de nous deux éclate de rire ?
Rire, puis reprendre exactement où vous en étiez. Le fou rire arrive souvent à la première partie, en général au moment où l'un des deux s'assoit sur ses mains ou cherche une goutte de parfum du bout du nez, et il ne dit rien de mauvais sur la soirée. Ce qui casse un jeu, ce n'est pas le rire, c'est de s'en excuser pendant cinq minutes. Les contraintes servent aussi à cela : elles vous disent quoi faire à la seconde où vous ne savez plus.
Peut-on enchaîner plusieurs jeux dans la même soirée ?
Oui, à condition d'aller du plus habillé au moins habillé : le baiser au chocolat, puis une chanson, un vêtement, puis une respiration, un mouvement font une soirée complète en trois quarts d'heure. N'en enchaînez pas davantage, car au-delà de trois on passe plus de temps à se rappeler les règles qu'à jouer. Si vous cherchez plutôt une consigne isolée à glisser entre deux jeux, vous en trouverez quarante dans nos défis coquins à faire ce soir. Et pour que la soirée commence bien avant la chambre, dès le dîner ou devant la série, voyez nos jeux de couple pour toute la soirée, du dîner jusqu'au lit. Et si vous voulez que les jeux s'enchaînent dans un ordre qui fait monter le désir sans brûler les étapes, nos jeux de préliminaires rangés en cinq paliers vous donnent le parcours complet.