Idées de préliminaires en couple : 15 jeux pour faire monter le désir, palier par palier
15 idées de préliminaires en couple, en cinq paliers, de la journée jusqu'au lit : pour chaque jeu, sa durée, son interdit et la clé du palier suivant.

Vous connaissez l'enchaînement par cœur. Un baiser, les mains qui vont droit où elles savent que ça marche, trois minutes de caresses en guise de préliminaires, et on y est. Ça fonctionne, personne ne s'en plaint, et pourtant vous vous souvenez très bien d'une époque où vous passiez une heure sur un canapé sans aller plus loin que le bouton d'un jean.
Ce qui a changé, ce n'est pas l'envie. C'est le rythme. Avec les années, les préliminaires se sont compressés jusqu'à devenir une formalité, et la plupart des idées de préliminaires qu'on trouve en ligne n'y changent rien : « faites-lui un massage », « bandez-lui les yeux », « prenez votre temps ». Une idée sans règle se fait une fois, en accéléré, et on retombe dans l'enchaînement habituel. Ce qui manque, c'est une structure qui vous empêche de brûler les étapes, même quand vous en avez très envie.
Voici donc quinze jeux de préliminaires rangés en cinq paliers, du message envoyé à midi jusqu'au moment où vous faites l'amour. Chaque palier lève un seul interdit, et c'est l'autre qui décide quand on passe au suivant. Vous trouverez d'abord le principe et un tableau des cinq paliers, puis les jeux, palier par palier, trois parcours selon le temps dont vous disposez, et les réponses aux questions qu'on se pose avant de s'y mettre.
Le principe : cinq paliers, un interdit levé à chaque fois
Le jeu tient en quatre règles. Elles valent pour les quinze jeux de cette page, et elles se posent en une minute, au dîner ou dans le couloir.
- Un palier, un interdit : chaque palier autorise une chose de plus que le précédent, et une seule. Au palier 2, on s'embrasse mais les mains restent sur les vêtements. Au palier 3, la peau, mais pas le sexe. Au palier 4, le sexe, avec les mains et la bouche, mais pas la pénétration. Au palier 5, tout. C'est cette progression qui fait monter le désir : l'interdit qui tient encore rend le palier présent plus intense, parce qu'on sait exactement ce qu'on n'a pas encore le droit de faire.
- La clé est chez l'autre : on ne monte jamais de palier soi-même. C'est celui qui reçoit qui dit « on monte ». Celui qui caresse sait où il a envie d'aller ; celui qui est caressé sait s'il est prêt, et c'est lui qui a raison.
- On peut redescendre, jamais sauter : passer du palier 2 au palier 4 parce que « c'est pareil » est précisément ce que ce jeu vous empêche de faire. Redescendre, en revanche, est toujours permis, et le dernier jeu de la page en fait même une arme.
- Le mot qui arrête tout : un mot qui n'a rien à faire dans une chambre, « paillasson » ou « Mulhouse », et qui met fin au jeu sur-le-champ, sans explication ni discussion. C'est lui qui permet que les règles soient fermes : ici, on ne négocie pas un interdit.
Les cinq paliers en un coup d'œil
| Palier | Où et quand | Ce qui est permis | Ce qui reste interdit | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1. Les mots | Dans la journée | Messages, regards, une promesse | Se toucher | La journée |
| 2. Habillés | Cuisine, canapé | La bouche, les mains sur les vêtements | Glisser une main dessous | Dix à quinze minutes |
| 3. La peau | La chambre | Se déshabiller, toute la peau | Le sexe | Quinze à vingt minutes |
| 4. Le sexe | Sur le lit | Les mains, la bouche, se masturber | La pénétration | Quinze à vingt minutes |
| 5. Faire l'amour | Où vous voulez | Tout | Rien, sauf de redescendre trop vite | Le reste de la soirée |
Les durées ne sont pas des objectifs. Elles disent seulement l'ordre de grandeur, pour que vous sachiez qu'une soirée complète demande une heure, et qu'un mardi de vingt minutes en saute forcément quelques-uns. Les parcours plus bas vous disent lesquels.
Palier 1 : dans la journée, le désir avant même de se toucher
Les préliminaires ne commencent pas dans la chambre, ils commencent au moment où l'un des deux sait que quelque chose va se passer ce soir. Ces trois jeux se jouent à distance, pendant que vous êtes chacun à votre journée, et ils ont un seul objectif : que vous arriviez à 21 h 30 en y ayant pensé depuis le matin.
1. Le rendez-vous fixé à 8 h : une heure, une pièce, et pas un mot de plus
Matériel : un téléphone, ou un post-it sur le miroir de la salle de bain. Durée : de 8 h au soir.
Le matin, avant de partir, l'un fixe un rendez-vous à l'autre, et il le fait précisément : « 21 h 30, la chambre, porte fermée. » Pas de « on verra ce soir », pas de « si on n'est pas trop fatigués ». Une heure et une pièce. La règle est simple, et c'est elle qui fait le jeu : ni l'un ni l'autre n'en reparle de la journée, ni au téléphone, ni au dîner, ni devant les devoirs des enfants.
Pourquoi ça marche : un rendez-vous déplace la décision. À 21 h 30, vous n'avez plus à vous demander si vous avez envie, vous l'avez décidé ce matin, et toute la journée a servi d'attente. C'est aussi la meilleure façon de ne pas laisser la fatigue négocier à votre place : à 21 h 15, on a toujours une bonne raison de remettre à demain, alors qu'à 8 h, on n'en a aucune.
2. Les trois messages : midi, 17 h et 20 h, chacun d'un cran plus haut
Matériel : vos deux téléphones. Durée : la journée.
Chacun envoie trois messages à l'autre, à heures fixes, et chaque message monte d'un cran. À midi, un souvenir : « je repense à la chambre d'hôtel de Saint-Malo, et à la fenêtre ouverte ». À 17 h, ce que vous portez sous vos vêtements, en une phrase. À 20 h, ce que vous allez lui faire tout à l'heure, en une phrase aussi, et pas plus. La contrainte qui change tout : celui qui reçoit n'a le droit de répondre que « reçu ». Pas de cœur, pas de « hmm », pas de « arrête, je suis en réunion ».
Pourquoi ça marche : le « reçu » est une frustration délicieuse pour celui qui écrit, qui ne sait pas l'effet que son message a produit, et pour celui qui lit, qui n'a pas le droit de le dire. Le message de 20 h, lui, tombe généralement pendant le dîner, à table avec les enfants, et le téléphone qui reste retourné à côté de l'assiette en dit long.
3. Le sous-vêtement choisi par l'autre : posé sur la chaise la veille au soir
Matériel : le tiroir de l'autre. Durée : la journée, et jusqu'au palier 3.
La veille au soir, l'un ouvre le tiroir de l'autre et choisit ce qu'il portera dessous demain : la culotte, le soutien-gorge, le caleçon, ou rien du tout. Il le pose sur la chaise, sans commentaire, et l'autre le met le matin. Personne n'en parle de la journée. Le soir, au palier 3, c'est la seule pièce qui ne s'enlève pas tout de suite : celui qui l'a choisie décide du moment.
Pourquoi ça marche : vous passez la journée en sachant que l'autre sait. Chaque fois que vous vous habillez, vous vous asseyez ou vous croisez son regard au petit-déjeuner, le choix de l'autre est là, contre votre peau. Et celui qui a choisi y pense presque autant que celui qui le porte.
Palier 2 : habillés, la bouche oui, les mains sur les vêtements
Le palier qu'on saute le plus souvent, parce qu'on croit le connaître. Vous vous embrassez tous les jours, après tout. Justement : un baiser donné en passant devant la machine à café ne compte pas. Ces trois jeux remettent le baiser au centre, avec une règle qui tient les mains à distance de la peau.
4. Le baiser de la cuisine : vingt secondes, puis plus rien avant le rendez-vous
Matériel : une casserole sur le feu. Durée : vingt secondes.
Pendant que les pâtes cuisent, l'un prend l'autre par les hanches, l'adosse au plan de travail et l'embrasse, longtemps, en comptant vingt secondes dans sa tête. Puis il le lâche et reprend la cuillère en bois comme si de rien n'était. La règle : aucun des deux n'a le droit de recommencer avant le rendez-vous du soir, quoi qu'il arrive.
Pourquoi ça marche : un baiser interrompu travaille tout le dîner. Il vous rappelle ce que c'était de s'embrasser pour s'embrasser, et pas pour se dire bonjour, et il pose une question que personne ne formule mais à laquelle vous allez répondre à 21 h 30. Si les enfants entrent dans la cuisine à la quinzième seconde, tant mieux : la frustration fait partie du jeu.
5. Le baiser en cinq minutes : une minute par étage, et la sonnerie décide
Matériel : le minuteur du téléphone, réglé sur une minute et relancé cinq fois. Durée : cinq minutes.
Debout ou assis face à face, vous vous embrassez pendant cinq minutes, et chaque minute a sa règle. On ne passe à la suivante qu'à la sonnerie, même si l'on en meurt d'envie.
- Première minute : les lèvres seulement, sans la langue. Lentement, comme un premier baiser.
- Deuxième minute : la langue entre dans le jeu.
- Troisième minute : le cou, la mâchoire, le lobe des oreilles. La bouche quitte la bouche.
- Quatrième minute : les mains s'en mêlent, sur les vêtements seulement : les hanches, le dos, les fesses par-dessus le jean.
- Cinquième minute : celui qui a reçu le premier baiser mène, et fait ce qu'il veut, tant que les mains restent sur le tissu.
Pourquoi ça marche : au bout de quelques années, le baiser est souvent devenu une porte d'entrée qu'on franchit en quatre secondes. Ici, il devient un palier entier, et la sonnerie oblige à rester dans chaque étape assez longtemps pour qu'elle produise son effet. À la cinquième minute, vous aurez tous les deux compris qu'on ne s'était pas embrassés comme ça depuis longtemps.
6. Le flirt du canapé : quinze minutes comme à dix-sept ans
Matériel : le canapé, la télé allumée sur n'importe quoi. Durée : quinze minutes.
Vous vous installez sur le canapé comme deux lycéens chez les parents de l'un d'eux, et vous vous embrassez pendant quinze minutes, avec la règle de l'époque : les mains partout, mais par-dessus les vêtements. Rien sous le pull, rien sous la ceinture. Si une main glisse dessous, son propriétaire s'arrête, pose les deux mains sur ses genoux et compte jusqu'à trente avant de reprendre.
Pourquoi ça marche : l'interdit vous rend vos mains de dix-sept ans, celles qui passaient une heure à chercher le bouton d'un jean sans oser l'ouvrir. Le tissu entre la main et la peau fait monter le désir bien plus vite qu'on ne l'imagine, parce que tout ce qu'on sent est deviné. Et la télé qui parle dans le vide, comme à l'époque, fait le reste.
Palier 3 : la peau, on se déshabille, mais le sexe reste hors jeu
C'est le palier où les préliminaires se jouent vraiment, et celui que l'enchaînement habituel réduit à dix secondes. On se déshabille, on a accès à toute la peau de l'autre, sauf au sexe. Cet interdit-là est le plus important de la soirée : c'est lui qui oblige les mains et la bouche à passer partout ailleurs.
7. Le déshabillage négocié : chaque vêtement s'achète d'une promesse
Matériel : vos vêtements, et ce que l'un a choisi pour l'autre la veille, si vous avez joué au n° 3. Durée : quinze minutes.
Pour retirer un vêtement à l'autre, il faut d'abord lui dire ce que vous ferez de la peau qu'il va découvrir. « Si j'enlève ta chemise, j'embrasse tes épaules jusqu'à la nuque. » « Si j'enlève ton jean, je passe mes lèvres le long de tes cuisses, jusqu'au genou et pas plus haut. » L'autre accepte, et vous tenez votre promesse en entier avant de demander le vêtement suivant. Il peut aussi répondre « plus » : la promesse ne suffit pas, il faut en proposer une meilleure. Chacun son tour, jusqu'à ce que vous soyez nus, ou presque.
Pourquoi ça marche : un déshabillage qui prend d'habitude dix secondes en prend quinze minutes, et chaque vêtement a son moment. Celui qui promet dit ce qu'il a envie de faire, celui qui accepte dit ce qu'il a envie de recevoir, et le « plus » est souvent la phrase la plus excitante de la soirée, parce qu'elle dit « je veux davantage » sans avoir à dire quoi.
8. L'ascenseur : dix étages, et c'est l'autre qui tient le bouton
Matériel : rien. Durée : dix à vingt minutes, au choix de celui qui tient le bouton.
L'un s'allonge sur le dos, nu. L'autre part de ses chevilles, avec les mains et la bouche, et monte étage par étage : les chevilles, les mollets, les genoux, l'intérieur des cuisses, les hanches, le ventre, les seins ou le torse, le cou, les oreilles, et enfin la bouche. Le sexe n'est pas un étage, l'ascenseur passe devant sans s'arrêter. Celui qui est allongé tient le bouton : tant qu'il ne dit pas « étage », on reste au même. On n'a pas le droit d'en sauter un, ni de redescendre, sauf s'il dit « rez-de-chaussée », auquel cas on repart des chevilles. Arrivé à la bouche, on inverse.
Pourquoi ça marche : celui qui caresse apprend la patience, et découvre qu'on peut passer cinq minutes sur l'arrière d'un genou. Celui qui reçoit découvre qu'il a le droit de faire durer l'intérieur des cuisses aussi longtemps qu'il en a envie, et que personne ne passera à la suite sans son accord. Et chaque fois que l'ascenseur passe devant le sexe sans s'arrêter, le désir monte d'un cran de plus que l'étage lui-même.
9. Les vingt baisers : jamais deux fois au même endroit
Matériel : rien. Durée : dix minutes.
L'un a vingt baisers à poser sur le corps de l'autre, et il les compte à voix haute. Deux règles : jamais deux fois au même endroit, jamais sur la bouche ni sur le sexe. Les dix premiers sont faciles. À partir du quinzième, il faut chercher un endroit neuf, et c'est là que le jeu devient intéressant : le creux du genou, la paume de la main, l'arrière de l'oreille, le pli de la hanche, le bas du dos, la cheville. À vingt, on inverse.
Pourquoi ça marche : le corps de l'autre, au bout de quelques années, se réduit à cinq ou six endroits qu'on connaît par cœur. Ce jeu vous oblige à en trouver quinze de plus, et celui qui reçoit découvre lui aussi des endroits dont il ne soupçonnait pas l'effet. Le décompte à voix haute fait le reste : à « dix-huit », tout le monde retient son souffle.
10. Le « pas encore » : un doigt posé, une question, deux réponses possibles
Matériel : rien. Durée : autant que vous le voulez, et c'est lui qui ouvre le palier 4.
Avant chaque nouveau geste, celui qui caresse pose un doigt sur l'endroit qu'il vise et demande « là ? ». Il n'y a que deux réponses possibles : « oui » ou « pas encore ». Un « oui », et il y va. Un « pas encore », et il doit passer trente secondes ailleurs avant d'avoir le droit de reposer la question au même endroit. Le jeu se joue pendant tout le palier 3, et c'est lui qui en donne la sortie : la première fois que celui qui reçoit répond « oui » alors que le doigt est posé sur son sexe, vous êtes au palier 4.
Pourquoi ça marche : le « pas encore » ne veut pas dire non, il veut dire « je veux attendre encore un peu », et c'est une phrase qu'on ne prononce presque jamais au lit. Le dire, et l'entendre, change complètement le rapport au temps : celui qui caresse sait que son tour viendra, et celui qui reçoit découvre le plaisir de faire attendre. Le « oui » final, lui, n'a plus rien d'une formalité.
Palier 4 : le sexe, les mains et la bouche, tout sauf la pénétration
À ce palier, l'interdit qui reste est la pénétration, et c'est précisément lui qui empêche la soirée de se refermer sur l'enchaînement habituel. Vous avez le droit de vous caresser le sexe, de vous masturber, de vous faire un cunnilingus ou une fellation. Les trois jeux qui suivent servent à ce que ce palier dure, au lieu d'être traversé en deux minutes.
11. Le thermomètre : de 1 à 10, un degré à la fois
Matériel : rien. Durée : quinze minutes, puis on inverse.
Celui qui reçoit annonce un chiffre de 1 à 10 après chaque geste de l'autre : où il en est de son excitation, à ce moment précis. Celui qui caresse a une seule mission, faire monter le chiffre d'un degré exactement, jamais de deux. S'il passe de 5 à 7, il revient à ce qu'il faisait à 5 et recommence. À 9, il s'arrête, et c'est à l'autre de recevoir.
Pourquoi ça marche : l'obligation de ne monter que d'un degré force la lenteur, et elle transforme chaque geste en information. Celui qui caresse apprend précisément ce qui produit un 6 et ce qui produit un 8, sans avoir posé une seule question, et celui qui reçoit doit dire où il en est, ce qu'on ne fait presque jamais. Au bout de deux soirées, vous connaîtrez l'échelle de l'autre mieux que la vôtre.
12. La main sur la main : se masturber, puis passer le relais
Matériel : rien, ou un peu de lubrifiant. Durée : dix minutes.
L'un se masturbe devant l'autre, comme il le fait quand il est seul, au même rythme et avec la même pression. L'autre pose sa main sur la sienne, sans rien diriger, simplement pour suivre. Au bout de deux minutes, on échange : la main de l'autre prend la place, et celle du premier reste posée dessus, pour corriger le rythme, l'endroit, la pression, sans un mot. Puis on inverse les rôles.
Pourquoi ça marche : vous partagez votre lit depuis dix ou quinze ans, et il est probable que vous ne vous êtes jamais montré comment vous vous touchez. Ce jeu remplace une conversation que personne n'a envie d'avoir, et il la remplace par quelque chose de beaucoup plus excitant à faire qu'à dire. Celui qui regarde, lui, en apprend plus en deux minutes qu'en dix ans de suppositions.
13. L'alternance au minuteur : deux minutes chacun, jamais en même temps
Matériel : le minuteur du téléphone. Durée : douze minutes, en trois tours chacun.
Le sexe oral se fait chacun son tour, au minuteur. Deux minutes pour l'un, puis la sonnerie, et on s'arrête net, au milieu du geste, quoi qu'il soit en train de se passer. Deux minutes pour l'autre. Trois tours chacun. Pas de soixante-neuf, pas de « en même temps » : celui qui reçoit ne fait rien d'autre que recevoir, les mains posées sur le drap.
Pourquoi ça marche : la sonnerie qui coupe au mauvais moment fait monter le désir à chaque tour, et le troisième n'a plus grand-chose à voir avec le premier. Et recevoir sans rien rendre, deux minutes entières, est souvent plus difficile qu'il n'y paraît : on a pris l'habitude de tout faire en même temps, et de ne jamais seulement se laisser faire.
Palier 5 : faire l'amour sans perdre le rythme
Le dernier interdit tombe. Mais la règle des paliers ne s'arrête pas là, et c'est ce qui fait la différence avec une soirée ordinaire : la pénétration n'est pas la fin des préliminaires, c'est un palier comme les autres, d'où l'on peut redescendre.
14. La demande en entier : la pénétration se demande, en une phrase complète
Matériel : rien. Durée : le temps que l'un des deux craque.
La pénétration reste interdite tant que l'un des deux ne l'a pas demandée à voix haute, en une phrase entière, avec un sujet, un verbe et un endroit : « je veux te sentir en moi, maintenant, au bord du lit », « je veux être en toi, toi au-dessus ». Un « viens » ne compte pas, un regard non plus. Celui qui demande le premier a perdu, et c'est l'autre qui choisit la position.
Pourquoi ça marche : formuler la phrase est un palier à lui seul. Il faut la penser, la dire en regardant l'autre, et accepter d'avoir craqué le premier, ce qui fait toujours sourire celui qui a tenu. Pour une version de ce jeu avec un minuteur, et quinze minutes où la pénétration est interdite quoi qu'il arrive, voyez le compte à rebours de nos jeux sexuels en couple, avec leurs règles.
15. Redescendre d'un palier : deux retours en arrière chacun
Matériel : rien. Durée : le reste de la soirée.
Pendant que vous faites l'amour, chacun a deux fois le droit d'annoncer un palier : « palier 3 », ou « palier 4 ». Vous vous arrêtez, vous vous séparez, et vous y retournez pendant deux minutes, à l'ascenseur, aux vingt baisers ou à la bouche, avant de reprendre là où vous en étiez. Celui qui annonce choisit le palier, l'autre choisit le jeu.
Pourquoi ça marche : redescendre au moment où l'on est le plus près de jouir est une frustration, et c'est exactement ce qui fait durer la soirée. On revient au palier 5 avec deux minutes de désir en plus. Et savoir que l'autre peut à tout moment dire « palier 3 » change la façon dont on fait l'amour : plus personne ne fonce vers la fin.
Trois parcours, selon le temps que vous avez
Vous n'avez pas besoin des quinze jeux dans la même soirée, ni même des cinq paliers. Ce qui compte, c'est de ne pas en sauter un à l'intérieur de la soirée que vous avez choisie. Voici trois parcours qui respectent l'ordre.
| Votre soirée | Le parcours | Pourquoi celui-là |
|---|---|---|
| Un mardi, vingt minutes avant de dormir | Le baiser en cinq minutes (n° 5), les vingt baisers (n° 9), la demande en entier (n° 14) | Trois paliers, un jeu chacun, et aucun ne demande de préparation |
| Un vendredi, une heure devant vous | Les trois messages (n° 2), le flirt du canapé (n° 6), l'ascenseur (n° 8), le thermomètre (n° 11), redescendre d'un palier (n° 15) | Les cinq paliers, un jeu chacun, dans l'ordre |
| Le samedi où les enfants dorment chez leurs grands-parents | Le sous-vêtement choisi (n° 3), le rendez-vous (n° 1), le baiser de la cuisine (n° 4), le déshabillage négocié (n° 7), le « pas encore » (n° 10), la main sur la main (n° 12), l'alternance (n° 13), la demande en entier (n° 14) | Une journée entière d'attente, et deux jeux par palier le soir |
Les quinze jeux de cette page jouent tous sur la montée. Si vous avez envie de vous attarder sur le palier 3, nos jeux érotiques à faire à deux, rangés par sens en proposent douze autres, du massage en trois tours à la lampe torche. Pour pimenter le palier 4 avec des consignes plus osées, puisez dans nos défis coquins à faire ce soir. Et pour les soirs où vous avez d'abord besoin de rire avant de penser à tout ça, les jeux à faire en couple le soir commencent au dîner.
Ce qui fait brûler les étapes : trois raccourcis à repérer
Même avec les règles, la soirée a tendance à reprendre son ancien rythme. Trois raccourcis reviennent presque toujours, et ils se repèrent facilement une fois qu'on les connaît.
- Le palier qu'on saute parce qu'on le connaît : « on sait s'embrasser » est la phrase qui fait passer directement du palier 1 au palier 3. C'est pourtant au palier 2 que la soirée prend son élan. Gardez au moins un jeu de baiser, même court, même un mardi.
- Le téléphone qui vibre : une notification au palier 3, et vous voilà revenus au palier 0, en train de lire un message de la maîtresse. Mode avion avant le rendez-vous, sur les deux téléphones, et celui qui sert de minuteur avec.
- La fatigue qui négocie : « on fait vite, ce soir ? » Faire vite n'est pas un problème, mais faites-le en choisissant le parcours de vingt minutes plutôt qu'en sautant des paliers au milieu d'une soirée d'une heure. Une soirée courte et complète vaut mieux qu'une longue où l'on a brûlé la moitié des étapes.
Vos questions sur les préliminaires en couple
Combien de temps doivent durer les préliminaires ?
Il n'y a pas de bonne durée, et méfiez-vous des chiffres qui circulent. Ce qui compte, c'est que vous arriviez tous les deux au même moment au palier suivant, pas que le minuteur affiche un temps donné. En pratique, une soirée qui passe par les cinq paliers prend une heure environ, et un parcours de trois paliers tient en vingt minutes. Les deux sont de vrais préliminaires, tant qu'aucune étape n'a été brûlée.
Quels préliminaires faire quand on n'a qu'un quart d'heure ?
Prenez un jeu par palier et sautez le palier 1 : le baiser en cinq minutes, puis l'ascenseur en version courte, puis la demande en entier. Ce qui compte n'est pas la durée de chaque palier, c'est de les traverser dans l'ordre. Un quart d'heure bien rythmé fait plus d'effet qu'une heure où l'on a couru jusqu'au bout.
Comment faire durer les préliminaires quand l'un des deux est pressé ?
Donnez-lui la clé. Dans ce jeu, c'est celui qui reçoit qui décide du passage au palier suivant : si l'impatient est celui qui reçoit, il apprend à attendre en faisant languir l'autre ; si c'est celui qui caresse, il n'a tout simplement pas le droit d'aller plus vite. Le thermomètre et le « pas encore » sont les deux jeux les plus efficaces pour ça, parce qu'ils font de l'attente la règle même du jeu.
Et si on s'arrête au palier 4 ?
Eh bien, vous vous êtes arrêtés au palier 4, et c'est une très bonne soirée. Rien n'oblige à aller jusqu'à la pénétration : jouir avec les mains ou la bouche n'a rien d'un échec, et certains couples découvrent avec ce jeu que c'est le palier qu'ils préfèrent. Le palier 5 est là quand vous en avez envie, pas comme une ligne d'arrivée.
Comment proposer ce jeu à son partenaire ?
Par le palier 1, justement. Un rendez-vous fixé le matin, ou un premier message à midi, n'a besoin d'aucune explication : l'autre comprend tout seul qu'il se passe quelque chose ce soir, et les règles se posent au dîner, en une minute. Pour tout ce qui se dit avant un jeu plus osé, notre article sur la façon de proposer un jeu coquin à son partenaire détaille les phrases et le moment.
Existe-t-il un jeu de préliminaires sur téléphone ?
Les quinze jeux de cette page n'ont besoin que d'un minuteur, mais c'est encore vous qui tenez le rythme, et c'est justement ce qui se perd au bout de quelques soirées : l'un finit toujours par vouloir sauter un palier. Les jeux coquins Oopsia se jouent à deux sur un seul téléphone et tiennent ce rôle-là à votre place : ils dosent l'intensité, tirent la consigne suivante, et vous laissent vous occuper l'un de l'autre.